Consommation du poisson et PCB



PCB Symbole Chimique

CONSOMMATION DES POISSONS D’EAU DOUCE ET PCB

  • Les PCB, ou PolyChloroBiphényles, sont des dérivés chimiques chlorés plus connus en France sous le nom de pyralènes. Ils n’existent pas à l’état naturel. Ils étaient produits et utilisés dans l’industrie (isolants dans les transformateurs électriques et les condensateurs, lubrifiants dans les turbines et les pompes ou composants d’huiles, de soudures, d’adhésifs, de peintures…).
  • Il est avéré que les PCB posent des problèmes de toxicité. C’est pourquoi, l’utilisation de ces substances est interdite en France depuis 1987.
  • Du fait de leur persistance dans l’environnement, les PCB se sont progressivement accumulés dans les sols, les sédiments et les animaux.
  • Les PCB s’accumulent au fur et à mesure de la chaîne alimentaire, se concentrant particulièrement dans les tissus graisseux des animaux. L’alimentation constitue donc la principale voie de contamination de la population générale.


IMPACT SUR LA SANTE

  • La toxicité des PCB est essentiellement liée à leur accumulation dans l’organisme sur le long terme, ainsi l’exposition ponctuelle aux PCB par l’intermédiaire d’un aliment très contaminé n’aura pas d’impact sur la santé. En revanche, des effets critiques ont été mis en évidence pour des niveaux d’exposition faibles mais sur le long terme. Comme tout toxique, l’évaluation du risque lié aux PCB correspond à la comparaison de l’exposition de la population à la dose journalière tolérable.

  • Une étude nationale dite « d’imprégnation aux PCB» a été confiée à l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (Afssa) en collaboration avec l’Institut national de veille sanitaire (InVS) et la Fédération Nationale de la Pêche en France (FNPF). Les conclusions de cette étude sont attendues pour le premier trimestre 2011.
  • Dans son interprétation des données de contamination en PCB des poissons d’eau douce, recueillies en 2008, l’Afssa a jugé celles concernant le bassin Seine-Normandie (notamment pour la Seine, la Marne, l’Yerres et les canaux en ce qui concerne nos quatre départements) insuffisantes pour une interprétation sanitaire définitive. Dans l’attente des analyses complémentaires prévues, l’Afssa a proposé d’appliquer, au cas par cas, la recommandation temporaire de la non consommation de toutes ou partie des espèces, sachant que les espèces dites grasses et fortement bio-accumulatrices (brèmes, silures, carpes, barbeaux, anguilles) présentent des taux de concentration plus élevés que les espèces dites moins grasses et faiblement bio-accumulatrices (sandres, brochets, perches, carassins, hotus, goujons, gardons, tanches, chevesnes).
  • Par mesure de précaution, les Préfets des départements de Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne ont décidé d’interdire la consommation et la commercialisation de tous les poissons de la Seine, de la Marne, de l’Yerres et des canaux dans ces quatre départements.



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